Pourquoi je réunis mon travail de BD féministe avec mon travail d’illustratrice et graphiste freelance dans ma communication

Depuis que j’ai commencé mon activité professionnelle solo, en 2019, j’ai deux pans de mon travail que je dissociais nettement :
– D’un côté mon travail d’autrice et dessinatrice de BD avec des sujets qui me tiennent à cœur, qui sont souvent « engagés » comme me disent les gens. Vous le retrouverez plutôt sur mon Insta.
– D’un autre côté, mon travail d’illustratrice et graphiste freelance avec des collaborations et des sujets qui souvent m’amènent dans des domaines que je ne connais pas du tout. Qui est plutôt présent dans mon portefolio.

Pour moi et pendant 7 ans, ce sont deux choses bien distinctes, qui ne peuvent pas fonctionner ensemble.
Comprenez : mes client.es ne voudront pas travailler avec une féministe véner qui, en plus, raconte sa vie perso sur les réseaux ; les gens sur Insta n’en ont rien à carrer de mes travaux de freelance sur des sujets aussi divers que des affiches évènementielles, des illustrations pour des particuliers ou de la com en interne qui se fait en BD.

J’ai donc fait grandir ces deux pans de mon travail en parallèle. Avec des BD publiées dans différentes maisons d’édition, sur des sujets tel que l’avortement, des portraits de féministes ou encore, comment faire reculer les violences sexistes et sexuelles. Et de l’autre côté, je travaille par exemple avec plusieurs labos du CNRS sur des sujets comme le STIP, ou encore le salon du livre Pyrénéen.

En 2026, je choisis de suivre une formation de webmarketing pour faire avancer mon travail de freelance. Je ne sais pas trouver mes client·es. Pour l’instant ce sont elleux qui viennent à moi. Ce qui est très bien, mais pas suffisant. Donc je décide de me remonter les manches et faire ce que toute bonne personne qui est passé par une école d’arts déteste : réfléchir à comment vendre son travail. Je vais être honnête, cette formation m’a à la fois horrifiée, car elle a mis des mots sur la manipulation qui est à l’œuvre pour nous faire acheter tout et n’importe quoi sur les internets, mais elle m’a aussi aidé à comprendre ce qui faisait ma force.
C’était sous mon nez, mais je m’obstinais à le voir comme une faiblesse. Mon militantisme féministe. Ma capacité à faire de la BD avec empathie. Mon éthique de travail. Mes valeurs de gauche. Mon envie d’être inclusive dans la représentation, le plus possible, à mon échelle. En fait, tout ça me démarque.

C’est bête hein ?

7 ans pour assumer qu’en fait les deux vont ensemble. J’ai d’ailleurs plusieurs collaborations qui me l’ont prouvées très tôt. Comme le fait que je travaille avec la cellule parité du l’INS2I du CNRS dès 2020 sur une BD qui s’appelle les décodeuses du numérique. Qui est soit dit en passant, mon plus gros succès commercial, de loin !

Mais bon, il y a un temps pour tout et 2026, dans une période où l’IA devient la base me pousse encore plus à embrasser ma singularité de créative. Donc si vous avez des projets qui dorment quelques part, ou qui n’attendent qu’une grosse woke pour être réalisés, n’hésitez pas à me contacter ✌🏻